Mohamed Coulibaly défenseur international cadet-condamné en France

La vie d’un footballeur expatrié n’est pas toujours rose. Et se retrouver en Europe, pour exercer ce métier, sans avoir toute les garanties peut couter très cher. Surtout que les lois anti-immigrations dont l’Europe paranoïaque tente de dresser comme des murs transforment les relations humaines à travers lesquelles on s’y perd.

L’international cadet, Mohamed Coulibaly (comme tant d’autres dans l’ombre) se trouve dans cette impasse et pourtant, il n’a qu’une seule envie : réussir dans la dignité.

Ce genre de situation interpelle les autorités sportives du pays quand au suivi des jeunes dont leur potentiel ont permis au moins de se faire distingué et de représenter le pays à certains niveaux .

C’est la promotion de la jeunesse du pays qui est enjeu  et la direction du site Malifootball fera tous ce qui est en son pouvoir d’œuvre dans ce sens et exprime toute sa solidarité à Mohamed Coulibaly.

Suivez l’article qui lui est consacré par un confrère français…

(Source www.ouest-France.fr )

Le tribunal l’a condamné à trois mois de prison et interdiction définitive du territoire. Au sein du club de foot de Trébeurden, où il jouait, c’est l’indignation.

Mohamed Coulibaly a les yeux rougis de tristesse. Il est 18 h. Ce footballeur malien de 23 ans, qui évoluait cette saison au football-club de Trébeurden – Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor), attend la décision du tribunal correctionnel de Guingamp. Il comparaissait, hier, pour usage de faux papiers. Coup de tonnerre vers 20 h : le jeune homme est condamné à trois mois de prison ferme, avec interdiction définitive du territoire français.

Le procureur, Antoine Loussot, avait requis une interdiction de séjour sur le territoire français et six mois de prison ferme pour « envoyer un message fort à ses compagnons d’infortune ».

Parfaitement intégré

L’histoire commence en janvier 2003. Le jeune Malien rêve de devenir footballeur professionnel dans le pays de Zidane. Défenseur international cadet, il traverse l’Afrique puis la Méditerranée, à bord d’un bateau de fortune, contre 1 500 €. En provenance d’Espagne, il arrive à Paris.

À 19 ans, il est livré à lui-même. Direction un foyer pour étrangers. Sans papiers, sans boulot. Un prétendu policier lui propose des papiers contre 2 000 €! Pendant deux ans, le jeune Malien travaille dix heures par jour, 40 € la journée, pour décrocher le précieux sésame qui s’avère être un faux grossier…

 

Il débarque à Trébeurden en septembre 2007. Mohamed travaille en intérim et obtient sa licence au sein d’une équipe qui évolue en DSR. Son coach, Philippe Le Bourdon, lui assure le gîte et le couvert. Il est finalement arrêté.

Il a passé 32 jours au centre de rétention administrative de Rennes. Il en ressort sans papiers, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, mais non expulsable : le Mali ne le reconnaît pas comme l’un des siens.

Là-bas, il n’a d’ailleurs plus de famille. Sa seule famille, c’est le club de foot amateur de Trébeurden.

« Il était parfaitement intégré à la vie locale », se désole Philippe Le Bourdon.

Avec les autres membres de club, il compte mener des actions pour plaider la cause de Mohamed. Ce dernier a dix jours pour faire appel du jugement.

 

 

Bruno ALVAREZ.

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