Can 2013/ Afrique du Sud-Mali: les déclarations d’après match

Après la 2è qualification consécutive du Mali en phase finale de CAN, les Aigles du Mali ont livré leurs impressions à la presse. Si pour le milieu de terrain Samba Sow met l’accent sur la constance des Aigles, l’attaquant Mamadou Samassa salue la forte capacité de réaction de son équipe (surtout en seconde mi-temps) ainsi que les performances du gardien Soumbeyla Diakité.

Le capitaine Seydou Keita affiche sa fierté d’être malien tandis que le coach Patrice Carteron loue l’ébauche d’énergie de son équipe et se projette vers le match de la demi-finale qui mettra aux prises les Aigles au vainqueur du match Nigeria – Côte d’Ivoire.

Samba Sow, milieu de terrain malien : « On participe à notre deuxième demi-finale de suite. Ça prouve que cette équipe est constante et qu’elle a de la gueule. […] A la mi-temps, le coach nous a dit de ne pas baisser la tête. Il nous a remonté le moral, il ne nous a pas engueulés. […] Ça s’est joué au mental. On n’a pas lâché physiquement. Cette équipe d’Afrique du Sud avait du mal à finir ce match alors que nous, on a fini très fort. Après, il faut dire merci à Soumaïla (Diakité) qui a fait des miracles aujourd’hui. […] On avait moins de pression cette année que lors de la dernière CAN parce qu’on avait déjà vécu la même situation. Du coup, on a bien pris ce match, même si on l’a un peu mal débuté. […] On est plus forts (que l’année dernière, Ndlr). Même dans notre joie, on est plus mesurés, alors que l’année dernière ça avait été la folie. Maintenant, on a davantage  d’expérience. […] On ne choisit pas nos futurs adversaires. Notre ambition est d’aller au bout. Peu importe contre qui on joue, que ce soit la Côte d’Ivoire ou le Nigeria» RFI.

Mahamadou Samassa, attaquant malien : « Ça a été extrêmement difficile. On est allés au bout de nous-mêmes. Ils nous ont posés pas mal de problèmes avec le soutien de leur public. L’année dernière, on a vécu le même scénario avec une qualification face au pays organisateur. […] On savait que les Sud-Africains avaient des petits gabarits très vifs mais qu’on avait une force physique plus importante que la leur. Je pense qu’on a fait une meilleure deuxième période et c’est ce qui nous a permis de revenir au score. Et lors de la séance de tirs au but, notre gardien a fait des arrêts formidables. […] On s’est entraînés à tirer les penalties. Il en avait arrêté plein. Il (Soumaïla Diakité) n’avait pas joué depuis le début de la compétition mais il est resté concentré ce soir. » RFI

Seydou Keita  (capitaine du Mali): « Cette victoire signifie beaucoup. Vous voyez le drapeau malien qui ne flotte pas qu’au nord et au sud du Mali mais aussi à l’extérieur du Mali. Il n’y a que le football qui peut apporter ça. Le Mali a la tête haute aujourd’hui et on est fier d’être malien. Tout le Mali doit être fier et nous, on l’est ».

«  On a une équipe jeune. Dans les moments importants et les moments forts des Sud-Africains, il fallait garder le ballon, c’est ce que j’ai essayé de faire. J’essaye d’apporter un petit plus mais il faut féliciter toute l’équipe même si la première période a été difficile. Mais c’était normal contre le pays organisateur. Mais on a bien réagi et on a montré qu’on pouvait rivaliser avec lui. » CAF

Patrick Carteron (sélectionneur du Mali): « J’ai toujours pensé qu’on pouvait revenir dans le match. J’étais inquiet en fin de première période et il fallait se réorganiser tactiquement pour revenir dans le match. Les Sud-Africains ont mis une grosse pression. Ils avaient de la vivacité mais je suis très heureux et très fier de ce qu’a fait l’équipe et de la débauche d’énergie qu’ils ont produite pour aller chercher la qualification. Notre prochain adversaire sera l’un des favoris de la compétition et ce sera beaucoup plus compliqué mais l’énergie qu’on a accumulée contre la RD Congo et en quart de finale me permet de penser que les joueurs vont être motivés pour faire quelque chose de grand. Après, on peut rêver et se dire que si on arrive à faire un grand match, ce que je pense on n’a pas encore fait, on peut continuer à rêver et pourquoi pas emmener l’ensemble du peuple malien en finale à Johannesburg. On a quatre jours pour nous préparer à une demi-finale historique ». CAF

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