CAN 2002: les souvenirs de Vincent Doukantie  » Ces jours-là, j’ai compris ce que signifier jouer pour son pays ! »

Il y a onze ans, le Mali accueillait la Coupe d’Afrique des Nations.  L’occasion pour plusieurs franco- malien ( Fousseni Diawara, Samba Diawara, David Coulibaly, Brahil Thiam) de rejoindre les Aigles du Mali.
Parmi eux, un certain…Vincent Doukantie, aujourd’hui entraîneur du Red Star ( L3 française). Un souvenir inoubliable  qui a marqué tout un peuple puisque les Aigles s’étaient hissés en demi-finale selon l’ex-international malien sur le site du redstar.

« J’ai fait la démarche de leur signaler que je possédais la nationalité, je suis né en France donc ça ne coulait pas de source. Les dirigeants ne le savaient pas et l’ont très bien accueilli » déclare Vincent Doukantie sur le site du Red Star.

Quelques semaines plus tard, le jeune Vincent (24 ans) reçoit sa première convocation quelques mois avant le début de la Coupe d’Afrique .

C’était lors de l’inauguration du Stade du 26 Mars que Vincent Doukantie fera des débuts sous le maillot des Aigles et le numéro 14 marque les esprits d’entrée en inscrivant un but sur coup franc (8e) face au Maroc (2-1): « commencer ainsi c’était juste parfait, ça m’a donné la chance de disputer une grande compétition internationale dans mon pays » confie celui qui a mis fin à sa carrière de joueur en 2011.

Mais c’est lors de la CAN que Vincent Doukantie connaitra la ferveur malienne du football en compagnie d’autres franco-maliens qui avaient aussi évolué au Red Star.

« Il y avait les frères Diawara (Fousseini et Samba) puis plus tard Brahim Thiam. Quoiqu’il en soit, je ne suis pas arrivé dans l’inconnu, l’ambiance était extra, nous formions une vraie bande de potes » se souvient Vincent.

Après un match de folie face l’Algérie (2-0), les Aigles s’en sortent très bien du groupe A (2-0) et affronte l’Afrique du Sud en quart de finale à Kayes.

Vincent Doukantie suivra le match du banc dans un Stade Makoro Cissoko de 15 000 places plein à craquer….les Aigles l’emportent (2-0).

« J’avais refusé de jouer latéral car ce n’était pas mon poste… Quand on est jeune, on fait parfois des choses que l’on regrette par la suite » confesse aujourd’hui l’entraineur mais savoure malgré tout la qualification en demie, un exploit que la sélection n’avait réussi qu’une fois dans son histoire depuis la can 1994.

(photo: red star)

Les Aigles affrontent le Cameroun, futur vainqueur du trophée à Bamako…des sensations uniques ! « le soutien de tout un peuple » se souvient le numéro 14 des Aigles.

« C’était une sensation incroyable, partout, tout le temps, les gens ne parlaient que ça, n’attendaient que cette rencontre. Ces jours-là, j’ai compris ce que signifier « jouer pour son pays ». »

De cette demi-finale, Vincent n’a joué qu’une mi-temps (la deuxième au poste…de latéral). Pas suffisant pour rattraper le retard de deux puis trois buts concédés par les Aigles (défaite 0-3 face aux Lions Indomptables d’Eto’o).

Le match contre la troisième place restera le véritable regret d’une aventure gravée dans sa mémoire de Vincent Doukantie« On s’incline d’un but face au grand Nigéria d’Okocha, Kanu ou Ikpeba. On aurait aimé finir en apothéose mais ce n’était pas n’importe quelle équipe en face.« .

(Avec Fousseni Diawara)

Vincent Doukantie ne connaitra que quinze sélections avec les Aigles du Mali  : « Après 2002, c’est devenu difficile. Avec l’émergence de Seydou Keita, Mamadou Diarra ou Momo Sissoko à mon poste, la concurrence était rude !

Mais suffisant pour rester un eternel Aigle du Mali.

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