Le Musée national du sport, à Paris, présente l’exposition: « Allez la France ! Les footballeurs africains sont là » à travers lequel une place de choix est donnée à l’ancien international malien, Salif Keita, 1er ballon d’or africain.
Ouverte du 26 mai 2010 au 2 janvier 2011, cette exposition elle s’attache à projeter un nouvel éclairage sur les relations entre la France et l’Afrique en valorisant la migration des footballeurs africains en Hexagone depuis les années 1950.
Rendre hommage à l’Afrique est le seul mot d’ordre de Claude Boli, commissaire de l’exposition.
Depuis 1950, nombre de jeunes footballeurs optent pour la France pour poursuivre leur rêve de carrière sportive.
« En parlant de foot dans cette exposition, on parle de l’homme, du petit garçon qui rêvait d’être un grand footballeur et qui y est parvenu », explique Claude Boli.
Comme nous l’avions annoncé dans notre précédente livraison, presque toutes les anciennes gloires de notre football étaient présentes, vendredi au stade Modibo Keïta pour le match de gala qui a opposé l’Union des anciens footballeurs du Mali (UNAFOM) et la Fondation Jean Amadou Tigana.
(Photo: essor.ml)
Des rescapés de Yaoundé 72 (Kidian Diallo, Cheick Diallo, Salif Keïta, Kolo Traoré, Sadia Cissé, Abdoulaye Diawara "Blocus) en passant par la génération des années 80 (Bréhima Traoré, Abdoulaye Koumaré "Müler, Beïdy Sidibé "Baraka", Boubacar Yacine Traoré, Modibo Doumbia "Modibo Dix", Mohamed Djila) et celle de 90 (Vieux Pathé Diallo, Issa Kolon Coulibaly), tous étaient présents vendredi au stade Modibo Keïta.
Attaquant hors pair, Moussa Traore dit Gigla est un footballeur malien né le 2 décembre 1952 à Bamako et décédé le 26 mai 2003 en France.
Issu du quartier de Medina Coura, Moussa Traoré s’oriente dès son âge vers le Stade Malien (le club issu de la fusion entre la Jeanne d’Arc de Bamako et de l’espérance de Médina Coura).
A l’école, ses copains lui donnent le surnom de Gigla, en référence au livre scolaire de l’époque « Moussa et Gigla ».
Au stade Malien de Bamako, il fait partie de la génération entraînée par feu Ben Oumar Sy, composée de Mamadou Keïta dit Capi, Issa Yattassaye dit Lech, Idrissa Coulibaly dit entraîneur, Oumar Bâ…
Au début des années 70, il intègre l’équipe première du Stade Malien. En 1971, il est l’un des principaux acteurs de la qualification du Mali à Yaoundé 72. Après avoir réalisé le nul blanc à Conakry, les aigles battent le sily de Guinée à Bamako 3-1 dont un doublé de Gigla. La même année, il réalise une belle aventure avec le Stade Malien en coupe d’Afrique des clubs champions.
A la Can Yaoundé 72, il est l’un des plus jeunes joueurs de l’équipe. Entré en cours de jeu en finale, arrive à réduire le score à 3-2.
En Hommage à Moussa Traoré « Gigla », ancienne gloire des Aigles du Mali en compagnie des Salif Keita, Cheick Fantamady Diarra, Siré Diallo, Fantamady Keita ou encore Sadia Cissé, un tournoi de football est organisé samedi le 15 Mai 2010 à partir de 14h dans la ville Blois(France) au Gymnase portant son nom.
Pour cette édition, seront présents, en outre le Maire de la ville de bois ainsi que le monde sportif de la ville, le Ministre Congolais des Sports, Le Général Jacques Yvon Ndolou qui était capitaine des Diables rouges lorsque l’équipe nationale du Congo a remporté la huitième Coupe d’Afrique des nations (CAN) face au Mali à Yaoundé en 1972.
(Par Youssouf Diagola, Farafinamag.fr) Suite à notre article sur le baptême d’un « premier stade français du nom d’un joueur africain » en l’occurrence le footballeur malien Salif Kéita dit Domingo alias La Panthère, nous avons reçu la réaction de la fille d’un autre jour malien.
En effet, Mariam Traoré, nous apprend qu’une Halle des sports Moussa TRAORE a été inaugurée le 12 janvier 2008 à Blois.
« C’est le souhait des jeunes blésois de rebaptiser le gymnase Michel Bégon en hommage au joueur et entraineur d’origine malienne décédé le 26 mai 2003 ».
L’international malien Moussa Traoré Gigla a joué dans les années 80 aux plus belles heures de l’AAJB alors en 2eme division.
Le parcours footballistique de Gigla commence avec le stade Malien de Bamako d’où il fut appelé pour participer à la CAN à Yaoundé en 1972.
Les anciens footballeurs du Mali ont mis en place un nouveau bureau composé de 22 membres qui sera dirigé par l’ancien international, Mamadou Dipa Fané comme président ( Mory Goïta et Idrissa Dembélé occupent, respectivement les postes de secrétaire général et de président de la commission média).
Créé le 25 avril 2009 l’Union des anciens footballeurs du Mali (UNAFOM) est une structure qui regroupe tous les anciens footballeurs du Mali.
Elle a pour objectifs de contribuer au développement du football dans tous ses aspects et dans un esprit de partenariat avec tous les acteurs et décideurs nationaux.
Mr Milla, qu’est ce que vous avez ressenti lorsque vous avez apprit qu’un stade portera le nom d’un footballeur africain en France, en l’occurrence celui du premier ballon d’or africain ?
Une joie immense…et je suis très ému. Nous avons passé toute notre vie à célébrer le football français, européen. Et c’est rare de voir un footballeur africain en France, après sa carrière d’être cité quelque part.
La plupart de nos anciens co-équipiers européens sont consultants TV, dirigeants parce qu’ils sont français, européens.
Quelle joie ressentez-vous, en participant à l’inauguration du Stade Salif Keita en France?
C’est une immense fierté pour moi. Salif le mérite. C’est la consécration d’une carrière bien remplie et d’un grand patriote.
Beaucoup de gens ne connaissent pas Salif mais moi je le connais. Pour avoir joué ensemble Chez « les Pionniers » en 1962 jusqu’à la fin de sa carrière en 1979 et de la mienne en 1981. Je suis très fier d’être de cette fête et le peuple malien sort grandit et honoré par le fait que ce stade porte le nom de Salif Keita. C’est rare de voir un stade en France qui porte le nom d’un footballeur africain mais vous savez, Salif est un pionnier. C’est le 1er Ballon d’Or africain et à ce honneur.